vote 2013

Prix d’un livre à l’Aude 2013 :

images1er Peur Express de Jo Witeck

2ème  Comment (bien) gérer ma love story d’Anne Percin

3ème Eux sur la photo d’Helen Gestren

4ème Je m’appelle Mina de David Almond

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Prix 2013

DSC_0506Le mot de l’auteur de peur Express

Chers lecteurs audois,

Quel bonheur  ! Je suis très touchée que Peur Express ait reçu le prix d’un « Livre à L’Aude ». Particulièrement parce que c’est un ouvrage avec pas mal de psychologie et que certains pensent les jeunes « incapables » de sortir de l’action pure. J’ai désormais un argument pour contrer ces a priori sur les lecteurs adolescents. Cela m’encourage aussi pour l’écriture du prochain thriller que je viens à peine de commencer. Je penserai à vous. A vos visages que j’ai encore en mémoire. A vos sensibilités. A ces sourires. A nos échanges autour de la lecture. Merci de m’avoir soutenue dans cette sélection. Et particulièrement un coup de chapeau à Noëlie. J’adore ses dessins des personnages ! Je vais essayer de les mettre en ligne sur ma page Facebook. Et puis, un clin d’oeil à Mélissa qui m’a vieillie de trois ans dans son papier : j’adore voyager dans le

temps ! Et puis encore, un remerciement à Alexane et Laure pour leur article.

Quelle belle aventure que cette sélection, qui promet à nouveau de jolies émotions avec les livres choisis pour l’année prochaine. Bonnes lectures à tous !

Amitiés

Jo Witek

Rencontres 2012-2013

Les rencontres d’auteur 2012-2013 : Jo Witek

DSC_0525Les 18 et 20 décembre Jo Witek a rencontré les lecteurs audois dans plusieurs médiathèques du département : Carcassonne, Port La Nouvelle, Bram. Adolescents et adultes, attentifs, ont échangé avec l’auteur de « Peur Express sur le roman, son travail d’écrivain, ses autres romans, ses échecs et ses réussites d’auteur. Jo Witek avec générosité, répond, interpelle, acquiesce, sourit et relance questions et réactions.

Il fallait d’autres échanges, ne laisser aucun lecteur sans échanges.

Le 28 janvier, retour à la médiathèque Grain d’Aile à Carcassonne, à la BDP de Limoux. L’attention est constante. Plus tard, les élèves ont écrit, ils se sont enregistrés, ils ont emprunté les autres romans au CDI du collège ou du lycée. Ils en parlent :

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Le 29 janvier enfin avaient lieu les dernières rencontres avec l’auteur de Peur Express, l’occasion de quelques photos, quelques impressions, des mains qui s’agitent et des questions, des questions, …

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Ce fut ainsi à la médiathèque Georges Ganguilhem de Castelnaudary. Valérie Marcoul, documentaliste au collège Blaise d’Auriol, attentives aux échanges a retranscrit les questions posées par les élèves du collège Blaise d’Auriol, du lycée agricole Paul Riquet et du lycée professionnel François Andréossy :

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Nous avons conduit Jo Witek par les petites routes de la Montagne noire, à la rencontre des élèves de Cuxac-Cabardes pour un moment tout en rires et douceur.

DSC_0544Les rencontres se sont achevées à la bibliothèque de Rieux Minervois, par des mains continuellement en mouvement, serrées sur la couverture d’un livre ou sur les pages d’un cahier.

DSC_0542Merci aux enseignants et aux bibliothécaires pour ces moments partagés.

Merci aux ados pour leur enthousiasme

et merci à Jo.

Rencontre à Charlemagne

Le lundi 28 janvier 2013 la classe de Seconde GT2

du Lycée Charlemagne a rencontré Jo Witek

à la Médiathèque Grain d’Aile à Carcassonne

Voici quelques impressions des élèves après la rencontre :

« Cet échange avec l’auteur du livre Peur express m’a permis d’en apprendre un peu plus sur la façon dont on crée un livre, de l’inspiration, en passant par la réalisation et l’édition, à la publication. […] Elle a répondu avec conviction et détails aux questions qui lui ont été posées. Le fait d’avoir eu un échange avec cet auteur m’a donné envie de lire d’autres livres qu’elle a écrits » Mélina

« J’ai bien aimé cette interview. Je trouve très intéressant de parler avec un «créateur» car cela permet de savoir ce qui se passe dans sa tête, de mieux comprendre les personnages et le contexte de l’histoire. J’ai bien aimé lorsqu’elle nous a parlé du sanglier qui a provoqué chez elle un déclic pour l’histoire. » Laura

« La rencontre avec l’auteure de Peur Express m’a vraiment intéressé, j’aimais sa façon de s’exprimer, il y a eu un bon échange, on a parlé de plusieurs choses différentes autour du livre et j’ai trouvé ça bien » Léa

« Durant cette sortie nous avons pu découvrir la vie d’un auteur, comment il trouve son inspiration, comment il donne vie à ses personnages, combien de temps il met à écrire un roman, puis comment il est publié et bien d’autres choses. Elle nous a montré les différentes couvertures proposées pour son dernier roman » Louis

« De plus, j’ai aimé la façon dont on a parlé du livre, ce système d’échange est très instructif. Je me suis rendue compte aussi que je connaissais déjà cet auteur car j’ai lu un de ses livres En un tour de main que j’avais très apprécié » Baptiste

Merci à Jo Witek pour le moment qu’elle a partagé avec nous !

Questions-réponses Jo Witek à Castelnaudary

Qu’est-ce qui vous a inspiré ce roman ?

Trois idées sur mon carnet : TGV/ huis clos /6 ado. Et le fait d’avoir croisé un sanglier de nuit sur une départementale : ce fut en quelque sorte « l’ irruption du monde sauvage dans mon TGV » le TGV représentant un monde moderne sans aspérité.

Combien de temps cela vous a pris d’écrire ce roman ?

Un an mais pas en continu car je travaille en même temps, je suis journaliste et scénariste pour le cinéma.

Pourquoi 6 ado ?

J’ai listé des peurs puis j’ai choisi les personnages. J’en ai d’ailleurs supprimé quelques uns prévus au départ.

Comment gérez vous les différents éléments : les liens entre les personnages, le cadre ?

Cela a été plus complexe pour Peur Express que pour mes autres romans pour lesquels je dois juste suivre la voix d’un personnage…

Pourquoi une fin rationnelle à une histoire irrationnelle ? 

Un éditeur n’a pas retenu mon livre à cause de la troisième partie mais je tenais à cette troisième partie car j’aime le psychologique dans les romans policiers. D’ailleurs l’éditeur Acte Sud, a pris le roman grâce à cette partie psychologique. Je pense qu’il faut s’autoriser des libertés et sortir des règles habituelles du thriller.

J’aime bien être surprise et varier les points de vue.

Comment avez-vous trouvé le nom de vos personnages ?

J’ai croisé un Virgil et une Wafaa dans des ateliers d’écriture. Je tâtonne, je fais des recherches sur internet j’écoute si cela sonne bien…

Pourquoi la période de Noël ?

Parce que c’est une période qui m’angoisse un peu. J’avais besoin de cette ambiance de neige. De plus la neige, c’est « la galère » pour les professionnels du train.

Pourquoi cela se passe dans un train ?

Parce que c’est un huis clos parfait pour le paranormal. Et puis j’adore les trains. Le temps du voyage aussi me paraît intéressant.

Pourquoi avoir choisi le paranormal pour traiter des peurs ?

Je suis partie de la peur de la mort qui est en nous et je suis arrivée peu à peu aux frontières du paranormal avec des prémonitions…J’aime interroger sur la frontière entre le normal et la folie. Le doute m’intéresse beaucoup.

Pourquoi la rencontre entre le professeur Michet et Jeanne ?

Je suis positive et j’ai beaucoup de mal à ne pas finir par une petite note de soleil. J’écris pour donner envie de vivre. J’aime l’idée de la rencontre un peu improbable entre une conductrice du train et d’un spécialiste du paranormal.

Est-ce que vous vous êtes identifiée à des personnages ?

J’ai beaucoup de tendresse pour mes personnages. C’ est comme si je les rencontrais. En écrivant, je crée un petit monde. J’ai été comédienne et cela me pousse à beaucoup m’interroger sur les personnages. J’ai joué par exemple mademoiselle Julie de Strindberg et je me demande comment elle est, comment elle marche…Mon mari voit à la façon dont je travaille à l’ordinateur si j’écris un roman ou si je prépare un article pour les journaux. J’écris beaucoup de dialogues.

Un retour de lecture : j’ai beaucoup aimé la façon dont vous passez d’un personnage à un autre.

Je suis influencée par l’écriture de scénarios. Le cinéma nous a habitué à décrire une situation en quelques mots. La littérature au 19ème siècle était pleine de longues descriptions que nous avons tendance à trouver aujourd’hui ennuyeuses car nous voyons beaucoup de films et nous vivons dans un monde plus rapide.

Ce qui me plaît c’est la fin avec l’avion qui laisse l’ouverture pour une suite…

La coïncidence c’est que je suis invitée sur l’île de la Réunion et je vais peut être y trouver des phénomènes paranormaux à expliquer. J’aime à penser que la vie nous fait de petits signes…

Cela fait combien de temps que vous écrivez ?

A 13 ans j’écrivais déjà beaucoup pour moi, un journal intime. C’est à 24 ans que j’ai été publiée pour des textes sur la maternité; cela fait 5 ans que je suis reconnue comme un auteur. Jeune, ma sœur avait tout à fait le profil de l’écrivain écrivant et lisant beaucoup. Quant à moi, j’avais marqué dans mon journal intime que je voulais devenir assistante sociale. En fait, c’est elle qui est devenue assistante sociale et moi écrivain. Mais quelque part j’ai toujours la volonté de mettre de l’humain dans mes récits, je m’intéresse toujours au social.

Je suis devenue auteur à part entière quand j’ai écrit pour les autres et non plus pour moi ; j’ai écrit trois romans de littérature générale qui ont été refusé par les éditeurs et cela a été un passage difficile pour moi.

Avez vous pensez à écrire une biographie ?

Non mais cela m’intéresserait

Euh non une autobiographie ?

Non !

Avez vous eu des problèmes pour trouver un éditeur ?

Cela n’a pas été tout seul. J’ai été refusée pour les trois manuscrits de romans pour adulte. Cela a été en revanche assez rapide pour la littérature de jeunesse.

Quel est votre rapport avec le support numérique ?

Je n’ai pas peur des supports. Il m’arrive d’écrire pour les multimédia. La technologie est là et en tant qu’auteur j’aimerais réfléchir à un type d’écriture adapté à ces nouveaux supports.

Est-ce que vous quitteriez votre travail pour écrire ?

Cela me forcerai à produire beaucoup car pour en vivre il me faudrait écrire 4 à 5 livre par an et je n’ai pas envie d’être dans l’obligation d’écrire. Et puis travailler par ailleurs me permet de rencontrer beaucoup de gens différents qui nourrissent mes récits.

J’ai aimé Robert Jean et le détournement des objets dans Peur express; par exemple la réplique du sabre de Dark Vador en plastique qui sert de canne à Robert Jean !

Effectivement, j’ai bien aimé armer Robert Jean de l’épée laser du méchant Dark Vador !

Est ce que vous réutilisez certains personnages ?

Non, je ne suis pas nostalgique !

Quand vous écrivez vous prévoyez tout ou bien vous vous laissez aller ?

Un peu des deux . J’ai mon idée principale mais un chapitre en amène un autre. Mais le rôle de l’éditeur qui a un regard littéraire sur le texte est important. Il me permet de corriger certaines incohérences…

Est ce que vous traitez de sujets différents en tant que journaliste ?

Oui et cela me permet aussi de rencontrer des gens et des sujets variés.

Quel type de sujets préférez vous ?

J’écris un peu en réaction de ce que je vois. Par exemple pourquoi le héros d’une histoire sentimentale serait-il forcément une fille ?

Entretien retranscrit par Valérie Marcoul, enseignante-documentaliste au collège Blaise d’Auriol de Castelnaudary