Marion Brunet

Brunet Marion 2

Mars 2013 : publication de  Frangine, le premier roman de Marion
Brunet, dans la collection EXPRIM’. Depuis, en deux ans seulement,
elle s’est imposée comme un des auteurs les plus passionnants
du secteur jeunesse, aussi à l’aise dans le thriller avec  La
gueule du loup  que dans le roman d’enfance loufoque
L’ogre au pull vert moutarde et  L’ogre au pull rose griotte.
.
Couronnée de plus de 30 prix pour ses différents romans,
conteuse intarissable, elle ose tout, essaie tout… avec talent et
réussite, puisqu’un public de lecteurs toujours plus nombreux la
suit de salon en salon, où elle se déplace toute l’année.

frangineNée en 1976, Marion Brunet grandit dans le Vaucluse.

Très rapidement accro aux bouquins, aux bandes dessinées et à diverses formes de littérature, elle se met à écrire. Après des études de Lettres et quelques tentatives d’exil, Madagascar, Budapest , elle décide d’être éducatrice spécialisée et travaille actuellement en psychiatrie, dans un hôpital de jour pour adolescents. Elle anime en parallèle des ateliers d’écriture au sein d’une compagnie théâtrale, pour les comédiens et divers groupes d’écoliers et de collégiens. Elle vit à Marseille mais écrit n’importe où. Frangine est son premier roman. [sources : Ricochet, http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/recherche/11466-marion-brunet ]

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Rencontres d’auteur

Brunet Marion 2L’auteur de Frangine, Marion Brunet viendra à la rencontre des collégiens et des lycéens participants au prix littéraire d’un livre à l’Aude.
Le 2 et 3 février à Carcassonne
Le 4 février à Limoux et à Couiza
le 5 février à Castelnaudary et Port La Nouvelle

Suivez l’ensemble de ses rencontres sur notre fil Twitter @livraude avec le hastags #DLAL2016

Les lectures : c’est parti !

Depuis le début de la semaine, la lectrice Valérie Schlée, met une voix sur les quatre romans sélectionnés.
En une vingtaine de minutes, elle lit des extraits des romans en franchissant, à l’improviste, les portes des salles de cours. A chaque fois c’est le même rituel :
le silence qui accompagne toujours l’entrée d’une inconnue dans un cours.
L’interrogation quand elle dit « je viens vous lire des textes ».
L’attention ensuite.
Le temps se suspend.
Le silence qui marque la fin des lectures.
Les échanges viennent naturellement.

Le prix est lancé, les romans sont dans les CDI et les bibliothèques.
Les adolescents peuvent entrer dans la lecture.

Visio avec Marie-Aude Murail, le 19 mars

Nous avons invité Marie-Aude Murail.

L’auteur de « 300 façons de dire je t’aime », ne pouvait pas venir vous rencontrer en terre audoise. Alors elle nous a proposé de faire cette rencontre par visio conférence. Vous le savez : nous sommes des lecteurs, des rêveurs et une telle organisation technique ne pouvait pas nous effrayer car nous n’en connaissions rien. Nous avons accepté et 3 lycées de Carcassonne, en toute confiance, ont accepté.

Voilà où nous en étions avant de voir la date du 19 mars se rapprocher. Il nous a fallu comprendre le processus et peut-être si nous vous avions demandé conseil, l’affaire aurait été vite réglée. Nous n’avons pas lâché parce que nous savions que cette rencontre serait un joli moment et que vous l’attendiez. Nous avons fait des essais, des essais et d’autres essais…

Ce 19 mars 3 points de visio ont été installé : lycée Charles Cros, lycée Charlemagne et lycée Jules Fil. L’heure du rendez-vous, 14h, approchait et personne n’osait dire le doute.

A 14h, Marie-Aude Murail est apparu sur les 3 écrans. Elle n’a pu voir tout le monde mais tout le monde l’a entendu. A tour de rôle les lycéens ont posé leurs questions et la rencontre s’acheva après une heure sans que personne ne puisse dire combien elle avait duré car de l’ennui il n’y en a pas eu.

Voici quelques phrases que l’on a retenu de ces échanges d’une vérité si claire que l’émotion pouvait être grande chez certains.

Quand on a une ambition artistique, il faut savoir se protéger. A 17 ans je sentais qu’il me fallait écrire mais je n’osais pas le dire, je préférais dire que je voulais être professeur de français, cela était plus rassurant pour mon entourage.

Mon auteur à moi c’est Dickens !

Elle montre à sa webcam, un magnet acheté la veille à Londres alors qu’elle visite la maison Dickens.

J’ai fais une pause pour écrire un livre pour adulte, il fallait que je le fasse. Mais je viens de retrouver mon pays : la littérature jeunesse.

Les élèves ont eu envie de parler de théâtre, ils en font, ils aiment et les questions se succèdent auxquelles Marie-Aude Murail répond avec toujours autant de simplicité.

J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre.

J’aime Lorenzaccio et Phèdre, ce sont mes pièces de jeune fille, aujourd’hui j’aime les pièces de Feydeau et langue de Marivaux.

Je vais moins au théâtre que je n’en lis.

Je ne suis pas un des personnages. Je ne me suis pas identifiée à l’un des adolescents. J’ai l’âge d’être le professeur et ça tombe bien car j’aime transmettre.

Dans ce trio amoureux, oui j’ai pensé à « Jules et Jim », mais j’ai surtout pensé à « César et Rosalie ».

Elle refusera de proposer un casting si son film devait se faire mais elle lance le défi aux élèves :

Envoyez-moi vos idées de casting, j’étudierai vos propositions avec beaucoup d’attention.

Nous ne pourrions pas tout noter. Il y a des paroles qui doivent rester entre elle et eux. C’était leur moment, on s’est invité et nous en étions ravis.

Progressivement chaque lycée s’est déconnecté pour remercier Marie-Aude Murail.

Pour ceux qui hésitent encore à se plonger dans cette histoire d’amour, d’amour du théâtre, on vous l’écris : allez-y vite !

A la médiathèque Georges Ganguilhem de Castelnaudary, des tables rondes organisées avec les élèves du lycée Jean Durand et ceux du collège Blaise d’Auriol

Pas moins de quatre tables rondes étaient organisées le 9 mars dans la médiathèque de Castelnaudary. Habituellement l’espace est désert le lundi, la médiathèque est en effet fermée au public, mais ce 9 mars n’était pas comme les autres lundis.Nous venions avec l’auteur Charlotte Bousquet rencontrer les lecteurs chauriens. Ces derniers avaient envahis les différents espaces, se créant des petites bulles pour échanger sur les quatre livres de la sélection, bibliothécaire, enseignant et documentaliste ont animé les différents échanges, s’effaçant devant la parole donnée aux ados.

Valérie Marcoul nous livre les échanges auxquels elle a assisté.

La table ronde a eu lieu dans le coin des magazines de la médiathèque avec un douzaine d’élèves pour moitié de seconde et première professionnelle du lycée Jean Durand et pour l’autre moitié des élèves de troisième du collège Blaise d’Auriol.

Les échanges ont eu lieu de 14h30 à15h30 sur trois livres parmi les 4 romans en course pour le prix, les participants ayant décidé de parler directement du roman de Charlotte Bousquet, Le dernier ours pendant la rencontre avec l’auteur qui allait suivre.

Pour chaque livre, un petit rituel fut posé. En faire un résumé, lire quelques extraits, puis dire tout ce que l’on en pensait.
Une élève du lycée Jean Durand fut la première à se prêter au jeu en présentant Le plus petit baiser de Mathias Malzieu . C’est un roman surréaliste nous expliqua t-elle avec des éléments réels et imaginaires qui s’entrelacent et une écriture pleine de métaphores. Un homme va tomber amoureux d’une jeune fille qui disparaît quand on l’embrasse. Un collégien évoquera d’autres personnages haut en couleur : Gaspard-neige, le détective privé, son perroquet enregistreur, Elvis et Louisa la pharmacienne. Les avis donnés sur ce petit roman furent très divergents ! Deux collégiens ont adoré le style très travaillé et fantaisiste ainsi que l’histoire racontée et le placent en premier dans la sélection, certains,au contraire ne sont pas entrés dans l’univers très particulier crée par Mathias Malzieu.
Puis les élèves essayèrent de présenter Le regard des princes à minuit, difficile à résumer puisqu’il s’agit en fait du récite de sept défis réalisés par des jeunes différents, donc de sept histoire mise en parallèle et reliées par un texte du temps des chevaliers du Moyen-Age. Erik l’homme pose la question : qu’est-ce que c’est qu’être chevalier au XXI ème siècle? Les élèves de notre table ronde n’ont pas été séduit par ce livre. Un collégien soulignant que en revanche il avait adoré Phaenomen du même auteur. J’ai pu témoigner sur le fait que certains participants avait aimé ce livre et qu’il avait été souvent prêté au CDI.
Enfin, nous abordâmes 3000 façons de dire je t’aime, l’histoire de Chloé, Bastien et Neville, de leur amour pour le théâtre et de leurs chassé-croisés amoureux. Là aussi, des points de vue très disparates se sont exprimés. Certains n’étant pas allés au bout de ce long roman à l’écriture pourtant très fluide. La raison invoquée fut le plus souvent que le thème du théâtre ne les intéressait pas. Un garçon de troisième, au contraire, expliqua qu’il avait beaucoup apprécié l’histoire tout en délicatesse et le style classique et parfois humoristique de ce livre !