Rencontres avec Marion Brunet – février 2016

« Je n’aime pas l’idée de faire passer un message, j’ai plus envie de proposer des questionnements. »

DSC_0065

DSC_0062C’est bien la lecture, la découverte des univers si différents de cette sélection mais rencontrer un auteur c’est une expérience parfois unique.Cette année pour le Prix d’un livre à l’Aude nous avons invité Marion Brunet, l’auteur de Frangine. Durant quatre jours, elle a rencontré près de 300 adolescents de collèges et lycées. Il en reste des impressions, des photos, quelques phrasIMG_0557es essentielles à la compréhension du roman et au travail d’écriture, de jolis moments, des questions abandonnées sur une chaise, des signets tordus par des mains fébriles en attendant l’auteur, des litres de café et des kilomètres sur les routes entre Castelnaudary et Port La Nouvelle, Carcassonne, Limoux, Couiza.

Jour 1 : le collège Jules Verne rencontre Marion Brunet à la médiathèque Grain d’sel de Carcassonne et pour débuter, l’auteur cite René Girard et le bouc-émissaire. Les rencontres débutent fort…DSCN1620Jour 2 : La matinée est consacrée aux collégiens du Bastion et de Grazailles et à des adolescentes du lycée Jules Fil, avides de cet échange.

Brunet_librairieDans l’après-midi, la rencontre a lieu à la librairie Mots&Cie. C’est l’occasion de découvrir un nouvel espace et un nouveau rendez-vous pour les plus jeunes : Mômes&Cie

Celles et ceux qui étaient à la la librairie ce jour là ont eut droit à une lecture de son dernier livre « dans le désordre » par son auteur.

Pause.

Jour 3 : Limoux. Les rencontres sont denses dans les questions, les échanges et le nombre de collégiens et de lycéens, dans le désordre : saint-Jo, Ruffié et Delteil.

IMG_0459IMG_0491Marion renvoie facilement les questions, sous forme d’échanges. Pour elle Maupassant, pour eux Nothomb, Musso, … Balzac !

Silence.

Elle cite encore : Joyce Carol Oates, John Fante, Kerouac et précise qu’elle n’a pas forcément envie de rencontrer des auteurs « célèbres » mais des écrivains dont elle apprécie le travail.

« J’ai une passion pour la littérature. »

« J’aime la culture du doute. »

« Je n’ai pas forcément envie de défendre MES idées, mon travail est de transformer la réalité en fiction, certains sujets sont peu traités dans littérature pour la jeunesse, celui-là par exemple. Il fallait s’en emparer. L’adolescence est un moment passionnant que l’on présente toujours de manière négative. »

En fin de journée, elle a rendez-vous avec des collégiennes de Couiza, dans la Haute-Vallée.

« Le processus d’écriture est toujours différent selon les romans. Il y a toujours une scène autour de laquelle se construit le roman. »

IMG_0511« Pour mes personnages je ne cherche pas à les caricaturer. J’aime mes personnages et même les salauds en tant que personnages je les aime. »

Jour 4 : Nous faisons le pari de traverser le département en une journée, la dernière.

DSC_0052A Castelnaudary, les adolescents de deux collèges et un lycée professionnel, mélangés, échangent pendant une heure autour des quatre livres de la sélection, font des lectures, donnent leurs impressions, font des propositions pour les années suivantes. Une pause les attend autour d’un plat de guimauves et d’objets tirés de l’imaginaire des quatre auteurs.

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IMG_0549« L’écriture est un espace de liberté. On peut s’autoriser des choses. »

Un adolescent ose avouer sa gêne à la lecture de Frangine. Une gêne sur le style trop proche de la langue parlée des ados. La question interroge sur le rapport à la langue écrite et sans doute à l’image de la littérature.

« Ma voix est celle d’un adolescent, Joachim. Je ne pouvais m’exprimer avec un style « littéraire » ce serait faux. »

La journée et le cycle de rencontres se terminent à Port la Nouvelle

IMG_0577Les questions autour du livre sont nombreuses et les réponses rebondissent sur les différents thèmes du livre. Avec passion, bienveillance, Marion répond aux interrogations, toujours un peu les mêmes.

« Ce n’est pas une autobiographie »

Ce qui intéresse Marion brunet c’est de travailler une fiction, faire qu’elle soit le plus réaliste possible mais qu’elle reste une fiction, comprendre les personnages, leur donner vie et même les laisser vivre après le livre achevé.DSC_0067

« J’ai désormais intégré la poésie comme faisant partie de ma langue d’écriture ».

Marion vient de publier un nouveau roman chez Sarbacane, et sur ses projets à venir elle reste évasive.

« C’est important d’être toujours sur un projet. C’est angoissant pour un auteur d’être sur le vide »

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Charlotte Bousquet en écriture avec les lycéens de Jacques Ruffié

DEDICACE « Voici ce que nous avons conclu après avoir mis en commun nos souvenirs concernant notre rencontre lundi dernier :

Nous avons tout d’abord apprécié le fait d’avoir pu vous rencontrer en groupe restreint, cela nous a donné la sensation que nous étions proches voire intimes, comme si les barrières entre nous, les élèves, et vous l’écrivaine qui paraît inaccessible, avaient disparu.

RENCONTRE1Le portrait chinois nous a aidés à mieux vous connaître, bien que cet exercice puisse paraître « scolaire ». Certains d’entre nous se sont reconnus dans vos réponses et ont pu s’identifier à vous.

D’autres ont aimé les sujets abordés, plus intéressants peut-être que certains de nos cours ((d’ailleurs l’absence des professeurs a débloqué certains sujets que nous avons abordés).

Certains ont posé des questions que nous avons jugés, après coup, osées, et nous sommes contents que vous ayez été assez ouverte d’esprit pour y répondre.

Enfin, votre passion et votre dévotion aux causes que vous soutenez nous ont touchés.

Nous vous remercions sincèrement de ce moment authentique et sincère »

Anne-Laure, Camille, Clara, David, Iona, Lola, Lucy, Lydia et Ninon.

Lors de cette rencontre, Charlotte et Anne-Laure, Camille, Clara, David, Iona, Lola, Lucy, Lydia et Ninon ont composé un texte à la manière des cadavres exquis. On le livre à votre lecture :

Des mots de rage, des mots d’orage s’élèvent et plus j’y pense, plus mes tempes en deviennent douloureuses. L’arbre de la vie s’écroule en silence, et un oiseau solitaire prend son envol en une dernière plainte. Mais il rencontre un autre oiseau, tous deux s’élèvent dans le ciel, dans une danse féerique. De leur danse naîtra une forêt.

Retranscription de la rencontre avec Charlotte Bousquet à Castelnaudary

Comme si vous y êtiez…

C’est devenu une habitude, sans écrire une tradition.

La documentaliste du collège Blaise d’Auriol, Valérie Marcoul, assiste aux rencontres d’auteur avec un paquet de feuille blanche et un stylo. Cette année encore elle nous livre une retranscription des questions réponses. On ne retranche rien, on livre ces lignes à votre lecture.

Rencontre avec Charlotte Bousquet
auteur du roman Le dernier ours
à la médiathèque Georges Canguilhem à Castelnaudary
le lundi 9 mars 2015 de 15h30 à16h45

ours dessin charlotte allege 21/ Pourquoi les ours ?
J’adore les ours. Ce sont les premières victimes du dérèglement climatique. Mon éditrice m’a demandé si je voulais travailler sur les espèces en voie de disparition. J’avais hésité entre différents animaux. Et puis j’ai vu l’image d’un ours à la dérive…

2/Pourquoi une fin aussi tragique ?
Parce que je ne pouvais pas faire autrement vu le ton du livre. Cela correspondait à ce livre d’anticipation. J’ai essayé de rester le plus réaliste possible même si j’aurais bien aimé sauver l’héroïne.

3/Combien avez vous mis de temps pour écrire ce roman ?
Quatre mois.Il a été retouché deux ans plus tard.En gros 4 mois

4/ Pourquoi avoir choisi des délinquants ?
J’ai choisi des personnes qui ne rentrent pas dans les cadres. Karen est à ½ inuit et danoise. Sila et Lone sont des personnes à qui on n’a jamais laissé de chance. Lone notamment est fragile, coupée en deux, pas sûre d’elle.

5/ A quel âge avez-vous commencé à écrire ?
Depuis toute petite. Mais j’ai pensé en faire ma profession vers 2002-2003.

6/Faîtes-vous autre chose à côté ?
Non

7-Qu’est-ce qui vous a poussé à faire écrivain ?
Je faisais des recherches en philosophie. L’écriture me plaisait de plus en plus. Et j’ai rencontré d’autres auteurs.

8/ Vous vous obligez à produire combien de pages par jour ?
J’écris 10 à 12 000 signes par jour c’est à dire 5 à 6 pages par jour.

9/ D’où vient votre inspiration ?
De partout. L’état de notre planète, les ours. Des séries, des sujets d’actualité, de choses qui me mettent en colère.

10/ Que faites vous quand vous êtes en panne d’inspiration ?
Je vais sur Facebook !
Quand tu es professionnel, tu n’as pas le droit d’être en panne. Donc les automatismes professionnels prennent le relais. Écrire demande beaucoup de discipline.

11/ Avez-vous eu des blocages pour écrire la suite d’une histoire ?
Avant Noël, j’étais fatiguée et j’ai laissé des automatismes d’auteurs prendre le relais.

12/ Quel est votre plus gros succès ?
Les dernier ours (2ème tirage).
Rouge tagada (3ème tirage)

13/ Avez-vous éprouvé de la joie à la sortie du dernier ours ?
Oui, je suis très émotive et j’ai pleuré en l’écrivant. C’est un livre que j’ai beaucoup aimé. J’étais contente de l’écrire. Avant de l’écrire, je m’étais engueulée avec quelqu’un sur le thème des espèces en voie de disparition. Il soutenait que de toute façon des espèces avaient toujours disparu et que c’était un évolution normale.

14/ Quel a été votre sentiment à la fin du roman ?
Soulagée. Contente de voir le résultat final.

15/ Comment pouvez-vous être sûre de votre fin ?
La fin était encore plus noire au départ. C’est mon éditrice qui m’a demandé de laisser une petite note d’espoir.

16/L’avez-vous relu une fois terminé ?
Je relis l’introduction mais pas en entier.

17/ Si vous n’aviez pas autant de succès quel autre métier auriez-vous choisi ?
Dans l’idéal un métier équestre. Dans la réalité, j’ai un diplôme d’écrivain public ou alors j’aurais pu travailler dans la traduction.

18/ Qu’avez-vous fait comme études ?
Un doctorat de philosophie. Un bac A option math.

19/ Pouvez-vous nous parler des autres livres que vous avez écrits ?
« Si j’étais un rêve » : une correspondance entre des adolescentes dans le cadre d’une correspondance organisée par leur professeur de littérature et société. Cela se passe en 2013. Il y avait eu une tentative de révolution en Bulgarie. Des gens sont descendus dans le rue, certains se sont immolés. Le gouvernement a été renversé. On suit les prémisses de la Révolution à travers les yeux de Lina. Une des ados est en gros mal être et se passionne pour les tatouages. Que vont faire ces deux ado pour s’entraider ?
Mots rumeurs, mots cutter: le harcèlement à l’école
« Saison Rouge » : un petit livre de 40 pages sur le mariage forcé au Maroc.
« Ce feu qui me consume » : réécriture de la dame aux camélias de Alexandre Dumas fils. C’est l’histoire d’un amour fou entre un jeune homme Armand et une courtisane Marguerite qui est tuberculeuse. J’ai transposé l’histoire dans la Florence de nos jours.

20/ Avez-vous déjà écrit sur des choses personnelles ou qui vous sont arrivées ?
Oui le livre su le harcèlement Mots rumeurs, mots cutter se nourrit en partie d’un harcèlement que j’ai subi quand j’étais jeune.
Et dans tous mes livres, il y a un peu de moi car il y a toujours des bouts de nos sentiments, de nos failles, de nos révoltes dans l’écriture.

21/ Avez-vous eu des critiques sur vos livres ?
A l’heure actuelle, il y a beaucoup de blogs littéraires. Oui, j’ai eu beaucoup de critiques, des positives et des négatives.

22/ Des critiques négatives vous ont -elles atteintes ?
Oui, au début. On les prend de plein fouet car on les prend comme des attaque personnels. En fait, c’est juste une question de courant personnel. En revanche, je reçois parfois de véritables attaques personnelles, méchantes mais maintenant je m’en fiche. Le droit de tout lecteur est d’aimer ou de ne pas aimer !

24/ Avez-vous été déçue à cause de critiques ?
Peut être pour la trilogie » Lune et l’ombre » : histoire d’une jeune fille qui a le don de passer dans les peintures. J’ai reçu une bourse pour l’écrire et J’ai eu l’impression de progresser en l’écrivant.Or, je n’ai pas eu de réussite dans le public. C’est surtout cette déception par rapport à réception des lecteurs.

24/ Est-ce que chacune de vos œuvres pose un problème particulier ?
Je ne suis pas capable d’écrire sans poser un problème.

25/ Comment trouvez-vous les prénoms des personnages ?
Quand je prend des prénoms étrangers je vais sur prénom. com. Si ce sont des romans historiques, je fais des recherches. J’ai écrit par exemple un roman qui se passe au XVII ème siècle.
Animi : le vent. Les prénom arabes ou berbères ont souvent des significations.

26/ Comment donnez-vous un caractère à vos personnages ?
Quand je fais le synopsis, je précise les contours des personnages. Par exemple Karen est entre deux mondes, elle est déchirée…

26/ Comment caractérisez-vous les personnages ?
Les héros et les héroïnes ont des choses qui me ressemblent.
Marguerite : malade, volontaire, déterminée. J’imagine qu’elle aime l’équitation comme moi ; je fais un mélange des deux. Puis, en cours d’écriture le personnages suit parfois son propre cours et là tu le suis forcément.

27/ Avez-vous été influencée par des livres ?

Des tonnes. » Fantomette ». J’adore « Cyrano de Bergera »c (dans la peau des rêves). Par la poésie.
Dans la nouvelle collection consacrée à des réécritures on s’empare des textes que l’on a aimé. C’ est assez génial !

28/ Votre entourage vous aide -t- il ?
Oui, ma maman et mon mari m’aident. Ils relisent mes textes. Pour La proie idéale (collection thriller) j’ai du me renseigner sur la police en France. Or, j’ai une amie qui était commandante de police qui m’a amené au commissariat voir les gardes à vue et le département de police criminelle.

29/ Avez-vous écrit des livres sur l’équitation ?
Oui, plein. « A l’orée de la classe ».
« Ce feu qui me consum »e.
Un recueil chez Rageot : textes autour du cheval et du handicap. Et dans la plupart de mes romans , il y a des chevaux.

31/ Avez-vous écrit sur l’ hippophagie ?
Non.

31/ Avez-vous des animaux ?
Un chat et 3 chevaux.

32/ Trouvez-vous le titre avant le roman ou après ?
J’ai un titre de travail (cela peut être le nom du personnage) et ensuite l’on choisit le titre avec l’éditeur.

33/ Est-ce que vous faites d’abord le résumé ?
Oui, je commence par un synopsis assez détaillé. Au début, il était très détaillé. Maintenant, plus court avec les description des personnages.
La 4ème de couverture, c’est ce qui vient en dernier. Souvent, c’est l’éditeur qui la fait, ou stagiaire chez l’éditeur. Cela dépend des éditeurs.

34/ Vous avez le droit de dire que cela ne vous plaît pas ?
Oui. Mais le plus souvent Rageot propose des choses pertinentes ;

35 / Pour les premières de couverture comment faites-vous ?
Pour « le dernier ours » c’est l’éditeur qui a acheté une photo sur internet. Gulf Stream c’est ½ ½. Pour la série, j’ai choisi l’illustratrice qui a été embauchée par l ‘éditrice. Pour la fiction féminine qui propose des livres avec des héroïnes jeunes de l’ordre de la comédie avec une histoire d’amour, l’éditeur propose souvent des photo très laides. Donc j’ai proposé une photo d’un ami photographe.

36/ Qu’est ce que cela vous fait quand un roman ne marche pas ?
Cela dépend de l’œuvre. Si elle me tient à cœur ou non.

37/ Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui veut être écrivain ?
D’écrire, écrire, écrire…Faire des plans, de travailler beaucoup, d’être bien accroché car on n’est pas toujours encouragé. On rencontre aussi des gens qui tentent d’écraser les autres. D’avoir des notions de droit par rapport aux contrats…

38/ c’est quoi l’envers du décor du métier ?
10 heures de boulot par jour
La course au contrat. Négocier des contrats car on n’a pas toujours de quoi boucler la fin du mois.
Être seul. Je travaille chez moi. Être prêt à se déplacer. Faire des salons. Encaisser des critiques.

Il faut essayer de suivre son instinct. De ne pas se laisser influencer, de garder son âme intacte. C’est valable pour toutes les professions dans lesquelles on a un peu de succès. Quand tu te rends compte que tu n’écris pas ceci ou cela par peur de déplaire à un tel cela n’est pas bon signe…

39/ A qui s’adresse le dernier ours ? A quelle tranche d’âge ?
Ado et adultes. Les éditeurs font souvent des classements mais en fait cela dépend complètement du niveau de lecture des lecteurs.
Pour « Venenum » surprise : langage assez soutenu L’éditeur avait prévu de le classer dans les seconde et plus. En fait, il a été lu et étudié en classe de cinquième sans aucun problème. L’âge n’est pas très important.

40/ Quel est le livre qui vous tient le plus à cœur ?
« Venenum » : roman qui se passe au 17 ème siècle
« Si j’étais un rêve »
« Le dernier ours ».
« Rouge tagada » : une BD qui raconte l’amitié amoureuse entre deux filles au collège. Il est sorti au moment des manifestation contre le mariage gay. Il a fait parfois changer des mentalités. Il a beaucoup été acheté dans les CDI.

41/ Quand vous écrivez, c’est fluide ?
Cela dépend des livres. Le dernier ours n’était pas facile à écrire.

42/ Vous écrivez sur l’ordinateur ?
Je note des idées sur le papier. Mais après j’écris directement sur l’ordinateur.

43/ Qu’est ce vous aimez lire ?
Du Virginia Woolf, Proust. Melvil Burgess qui écrit pour les ado. Johan Heliot: Ciel.0 L’hiver des machines, une intelligence artificielle décide de se débarrasser de toute humanité/

44/ Vous avez déjà rencontré d’autres auteur ?
Oui, sur des salons ou des rencontres. Et certains deviennent des amis.

45/ Est-ce qu’il vous est arrivé en écrivant un livre d’avoir une inspiration pour un autre livre ?
Oui, tout le temps ! Je le note sur un carnet.

46/ Et vous en faites quelque chose ?
Cela dépend.

47/ Avez-vous déjà écrit des nouvelles psychologiques ?
Oui, l’histoire du philosophe Arioste: philosophe et hérétique du 3ème siècle avant JC. Intéressant car montre que chacun a en soi la possibilité de développer un don.

48/ Combien de livres avez-vous écrit?
Une trentaine

49/ Avez-vous déjà postulé à un prix littéraire ?
Pour les prix les plus connus : Goncourt, … je ne suis pas dans la bonne catégorie car j’écris pour les jeunes et j’écris souvent de la fantasy.
Sinon je participe cette année…à d’un Livre à l’Aude ». Et d’ailleurs Marie -Laure va nous expliquer comment se fait la sélection pour ce prix !

Donnons la parole à Marie-Laure de Capella, documentaliste à Canopé Aude et co-organisatrice du prix D’un livre à l’Aude : « La sélection s’élabore avec quatre type de personnes : les libraires, les bibliothécaires, les documentalistes et les ado qui souhaitent donner leur avis. On propose en pré-sélection une quinzaine d’ouvrages à partir desquels on choisit les 4 titres en course. En espérant que certains d’entre vous participeront à la pré-sélection pour l’an prochain. Pour cela adressez-vous à votre documentaliste!»

Alex cousseau : rencontres en février

CIMG1558Alex Cousseau rencontrera les collégiens et lycéens les 27 et 28 février prochain, dans le cadre du prix, pour dialoguer avec eux autour de son roman les 3 vies d’Antoine Anacharsis.

Toutes ces rencontres sont organisées dans des médiathèques du réseau de lecture publique du département.

Suivez-nous…

Rencontres 2013-2014

Les rencontres vont s’organiser en deux temps : en décembre avec Florian Ferrier et en février avec Alex Cousseau. Toutes les rencontres ont lieu dans les médiathèques du réseau départemental.

Florian Ferrier 13 décembre, médiathèque de Castelnaudary

Florian Ferrier 13 décembre, médiathèque de Castelnaudary

Rencontres avec Florian Ferrier en 5 épisodes :

le 11 décembre à Bram

le 12 décembre à Carcassonne (bientôt en ligne en image et en son) et à Trèbes

le 13 décembre à Limoux et à Castelnaudary

Valérie Marcoul, documentaliste au collège Blaise d’Auriol de Castelnaudary a noté le jeu Ferrier5de questions réponses lors de la rencontre à la médiathèque Georges Ganguilhem. A lire ici Florian Ferrier CR rencontre 13 décembre

Rencontres 2012-2013

Les rencontres d’auteur 2012-2013 : Jo Witek

DSC_0525Les 18 et 20 décembre Jo Witek a rencontré les lecteurs audois dans plusieurs médiathèques du département : Carcassonne, Port La Nouvelle, Bram. Adolescents et adultes, attentifs, ont échangé avec l’auteur de « Peur Express sur le roman, son travail d’écrivain, ses autres romans, ses échecs et ses réussites d’auteur. Jo Witek avec générosité, répond, interpelle, acquiesce, sourit et relance questions et réactions.

Il fallait d’autres échanges, ne laisser aucun lecteur sans échanges.

Le 28 janvier, retour à la médiathèque Grain d’Aile à Carcassonne, à la BDP de Limoux. L’attention est constante. Plus tard, les élèves ont écrit, ils se sont enregistrés, ils ont emprunté les autres romans au CDI du collège ou du lycée. Ils en parlent :

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Le 29 janvier enfin avaient lieu les dernières rencontres avec l’auteur de Peur Express, l’occasion de quelques photos, quelques impressions, des mains qui s’agitent et des questions, des questions, …

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Ce fut ainsi à la médiathèque Georges Ganguilhem de Castelnaudary. Valérie Marcoul, documentaliste au collège Blaise d’Auriol, attentives aux échanges a retranscrit les questions posées par les élèves du collège Blaise d’Auriol, du lycée agricole Paul Riquet et du lycée professionnel François Andréossy :

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Nous avons conduit Jo Witek par les petites routes de la Montagne noire, à la rencontre des élèves de Cuxac-Cabardes pour un moment tout en rires et douceur.

DSC_0544Les rencontres se sont achevées à la bibliothèque de Rieux Minervois, par des mains continuellement en mouvement, serrées sur la couverture d’un livre ou sur les pages d’un cahier.

DSC_0542Merci aux enseignants et aux bibliothécaires pour ces moments partagés.

Merci aux ados pour leur enthousiasme

et merci à Jo.